Elle survient comme un minuscule grain de sable. Un tout petit grain de sable, mais qui soudain va entraîner une montagne d'inquiétude. Depuis aussi longtemps que je me souvienne, même enfant, j'ai toujours connu des crises d'angoisse.

Je ne peux pas lutter contre une crise : elle m'envahit totalement, mon corps et mon cerveau ne me répondent plus. Il y a le doute, il y a surtout la peur. Le ventre plié par la douleur, l'appétit coupé, les insomnies, les larmes qui surviennent à chaque instant... Je n'ai jamais réussi à les apprivoiser ces crises d'angoisse.

La dernière est arrivée vendredi soir, avec une mauvaise nouvelle. Je l'ai prise de plein fouet et j'ai littéralement sombré. A partir de là, inutile de d'essayer de me raisonner, de me rassurer, je ne vous entends plus. De me dire que ce n'est peut-être pas si grave, qu'il vaut mieux attendre d'en savoir plus avant de m'inquiéter. Mon cerveau, lui, a déjà imaginé les pires scénarios. Il y a des prémonitions. Des pressentiments.   

Il a fallu 4 jours de supplices, de tortures, pour mon entourage et moi-même, avant que des résultats complémentaires arrivent enfin et que je me calme.

Les analyses et les chiffres (réels cette fois et non plus imaginés par mon cerveau) m'ont convaincue que ce n'était peut-être pas si grave. 

Aujourd'hui j'ai été très calme. Parce que je suis lessivée, essorée, toute mon énergie a été bouffée par cette putain de crise d'angoisse. 

Malgré tout, je me suis occupée de mes enfants, j'ai avancé doucement mais sûrement.

J'ai compensé avec du chocolat. Un fondant au chocolat. On en a profité en famille, en plongeant directement la cuillère dans le plat.

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Et je me suis jurée de prendre soin comme jamais de ma maman. 

Pour la sérénité, c'était en option chez moi, la case n'a pas été cochée avant ma naissance, alors voilà...